« Fils de p…, je vais n…ta mère, attends si t’es un homme, je vais te tuer » Ce sont les termes utilisés par un jeune de 16 ans à l’adresse de son maire, exerçant ses pouvoirs de police, qui lui reprochait des actes pouvant endommager une clôture réparée à grands frais par la commune.
Le maire, un sexagénaire, n’a pu retenir une gifle à l’adresse de ce malotru, qui a tenté un peu plus tard de venir se venger armé de couteaux.
Que croyez-vous qu’il arriva ce fut l’élu qui fut condamné.
Quel message cette justice envoie aux individus irrespectueux des personnes et des biens publics ? Peut-être : continuez ça rapporte !
Quel message cette justice envoie aux éducateurs (parents) qui ont failli dans leur devoir d’éducation ? Peut-être : continuez c’est la faute aux autres.
Quel message cette justice envoie à ceux qu’elle devrait défendre en toute équité et en particulier à ce maire qui ne voulait pas, comme un bon père de famille, laisser passer des actes de vandalisme ? Peut-être : les trois singes, ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre !
En parodiant Voltaire :
L’autre jour dans son village
Un ado à Boisart fit outrage
Que croyez-vous qu’il arriva
Ce fut Boisart qui paya !
Il me semble que depuis la décennie 80, les arguments (et les droits) des fauteurs de troubles, de délits, de crimes, etc…sont plus considérés que ceux des victimes (personnes physiques ou morales).
Notre justice aurait-elle perdu son bon sens ? Mais, en a-t-elle jamais eu ?
Comme dans cette autre affaire, où un prévenu incontestablement coupable de crime est remis en liberté par suite d’un retard administratif dans la transmission d’un dossier. Quelle est cette justice incapable de gérer intelligemment ses erreurs ?
La vox populi est souvent plus pragmatique que les interprètes des textes de loi alambiqués.
Trop de textes, trop de lois, trop d’interprétations pas assez de jugeote, cette justice se doit d’écouter et de redonner la parole aux vrais gens : au bon sens, au discernement